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Formation Doctorale

 
 

La vie des signes.

 

Antonia Soulez :

La vie des signes.

MSH Paris Nord. Séminaire annuel les mercredis 12h-15h.

Présentation :

Un art de comprendre, en quatre points. Dans notre séminaire hebdomadaire de recherches, hébergé par la MSH Paris nord, sur philosophie du langage et esthétique musicale se tient depuis 2006 sous ma responsabilité, organisant une réflexion au carrefour des études wittgensteiniennes et de la musique. L’enquête privilégie aussi des recherches autour de Wittgenstein et la musique conduisant à cerner un champ nouveau sur « L’art de comprendre » à partir des questions musicales, notamment : 1- aspect antérieurement abordé, l’autonomie du musical (filiation à laquelle se rattache Wittgenstein dans son rapport à la musique), 2- cette année : plus particulièrement : l’opposition fait / valeur dans le champ esthétique recoupe-t-elle celle qui est tracée en éthique ? C’est une question wittgensteinienne interne (une œuvre musicale vaut “sub specie aeternitatis”, de même une action éthique) exigeant une réponse concernant les écrits après le Tractatus Logico-philosophicus, d’une part, et qui, plus largement, mobilise aussi la réflexion de philosophes contemporains portant sur les valeurs (Cora Diamond, H. Putnam, Cavell...). 3- D’un point de vue plus large, non limité à une lecture interne de Wittgenstein : quelle pertinence pour la question de la « signification musicale » ? (approche langagière contemporaine de la musique, entreprise notamment dans les pays anglophones (par exemple, Gary Hagberg, et son livre sur “Art as language”). Nous examinerons sous cet angle ce qu’il en est de l’application, depuis Suzanne Langer, d’un paradigme logico-analytique à la musique, application qui permet de “comparer” musique et langage. Nous renverserons la relation de comparaison en nous demandant ce qu’il en est du statut du “comprendre” quand le langage (phrase) est “comparé” à la musique, ce qui est le point de vue du second Wittgenstein. Nous verrons alors que ce n’est pas d’analyser la signification qu’il est question, mais de comprendre ce qui résiste à la compréhension. Nous developperons cette perspective que l’on retrouve chez les penseurs de la résistance à la compréhension (tels Kafka, Freud notamment). Nous l’ aborderons aussi en nous situons du côté des musiciens professionnels, musicologues ou praticiens (Gianmario Borio, Dahlhaus, H. Danuser, D. Charles ...) 4- le statut de « l’entendre comme » : dimension aspectuelle de l’écoute dite « active » (du côté du compositeur) : comprendre et faire. De la crise de l’objet à l’émergence des aspects . »