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  • 2017.05.10. Représenter l’esclavage dans un espace universitaire

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    Dans le cadre de l’exposition Représenter l’esclavage dans un espace universitaire

    Conférences sur La mémoire de l’esclavage comme patrimoine

     

     

    Organisé par les associations EPONJE et CEDOZARTS

    Comité organisateur : Wislène DELMOND (Directrice de l’événement) Odnor JEAN (Responsable communications) Rebecca CADEAU (Relationnelle) Josué PIERRE (Modérateur) ALTIDOR Darlentz (Chargé de mission) VALBRUN Rodney (Logistiques).

     

    10 mai 2017 de 16h à 20h, SALLE J003

    Université de Paris 8 Vincennes-St Denis, 2 rue de la Liberté, 93200 St Denis

     

    Il s’agit de débattre sur l’histoire de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition qui semble une histoire douloureuse et controversée en France. Car, malgré nombre de mouvements et de créations de lieux de mémoires dans plusieurs pays, la question, de par ses conséquences bien actuelles, est loin d’être tranchée. La mémoire de l’esclavage reste occultée et s’avère énigmatique pour certains. D’autres l’assimilent à une fiction. Comment aujourd’hui parler de l’esclavage sans porter atteinte aux descendants des esclaves, ni accuser les descendants des esclavagistes ? 

     

    CONFÉRENCIÈReS et PROGRAMME

     

     

    Adissa ALIRA (Porte-parole du Comité International Joseph ki-Zerbo pour l’histoire de Afrique et de sa diaspora. Militante panafricaniste –CIJKAD)

     

     

     

     

     

     

    Résumé  : Comment et pourquoi honorer la mémoire des esclaves ? L’édit du roi Louis XIV dit « police de l’esclavage », en légitimant l’esclavage en 1685, scella le malheur des esclaves africains qu’il qualifiera comme des « choses ». Pour elle, aussi impensable que cela puisse parfois paraître, voire même pour les défenseurs des droits humains- les destins tragiques de ces hommes et ces femmes l’ont été parce que voulus, imaginé, décidés, façonnés, codifié et autorisés par la loi et par le droit français de l’époque, sous la puissance du code noir… Cette histoire qui est aussi celle de la France, doit être rappelée à tous, afin d’honorer la mémoire des esclaves qui sont morts, et pour que ceux-ci ne soient jamais oubliés partout où se trouvera un seul fils d’Afrique.

     

     

     

    Stéphane DOUAILLER (Professeur des Universités au Département de Philosophie de l’Université Paris 8, membre du Laboratoire « Logiques contemporaines de la philosophie » (équipe d’accueil LLCP – EA 4008).

     

     

     

     

    Mémoire et Mensonge. Les crimes sont au bout du compte ineffaçables. Peut-être parce qu’ils sont des actes qui se sont faits crimes, qui le sont devenus, qui peuvent redevenir tels, qui peuvent aussi le (re)devenir pour la première fois au-delà de leurs effectuations premières, et parce qu’ils passaient, acceptaient ou choisissaient de passer par des points où c’est aussi l’effacement qu’ils défiaient. Ils ont été de ce point de vue ineffaçables d’avance. C’est pourquoi ils n’ont pas affaire seulement à l’oubli mais au mensonge. Ils ont affaire au mensonge comme tel ainsi qu’à ceux dont se tissent inlassablement les représentations fallacieuses de la modernité politique. On choisira pour exemple la lutte insurrectionnelle menée contre l’esclavage au XIXème siècle par le fermier américain John Brown et on examinera le partage des solidarités que manifesta, à l’heure du crime d’État de la condamnation à mort de ce fermier anti-esclavagiste, un échange de courriers entre le poète en exil Victor Hugo et le journaliste haïtien Exilien Heurtelou réinterprétant le combat contre l’esclavage selon les lignes de la Constitution des Etats-Unis, de la cause universelle de la liberté, de la fraternité humaine. 

     

     

     

    Olivier LE COUR GRANDMAISON (Politologue, maître de conférences en science politique à l’université d’Evry-Val d’Essonne et enseignant au Collège international de philosophie)

     

    « La question de l’abolition ». "27 avril 1848 : pour la seconde fois, l’esclavage est aboli par la République et beaucoup affirment qu’il a disparu à jamais des possessions françaises. Mythologie républicaine  que soutiennent des chronologies partielles et oublieuses, et les travaux de certains historiens. Dans les années 1900, en Afrique occidentale française, un quart de la population de cette vaste région, soit deux millions de personnes, sont des esclaves de case. Le débat resurgit donc. Faut-il abolir immédiatement cette servitude traditionnelle aussi appelée esclavage domestique, différer cette échéance ou ne rien faire afin de ne pas nuire à la stabilité et à "la mise en valeur" des territoires concernés ? A ces questions essentielles, il est rapidement répondu : pas d’abolition, qu’elle soit immédiate ou plus lointaine. Ce sont ces débats et leurs conséquences qui seront ici analysés."

     

     

     

    Fania NOËL (Militante afroféministe et anti-impérialiste)

     

     

     

     

     

     

    «  Noir.e.s en France : Mobiliser les héritages de la révolution haïtienne dans nos luttes  »

    D’une position de militante contre la négrophobie, la révolution haïtienne, est riche d’anciennement dans sa confrontation à l’esclavagisme, l’impérialisme et le capitalisme. Il est important de connaitre et de questionner cette histoire qui éclaire le passé de la France comme empire esclavagiste et colonial, et son présent ancré dans le racisme d’Etat, le néo-colonialisme et le colonialisme départementalisé.

     

     

     


     

     

     

     

     


     

     


     

     

    Comité organisateur

     

    Université de Paris 8 Vincennes-St Denis, 2 rue de la Liberté, 93200 St Denis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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